Christophe FRATIN - Lot 190

Lot n° 190
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Estimation :
1500 - 2000 EUR
Christophe FRATIN - Lot 190
Christophe FRATIN CHARMANT BRONZE "CAVALIER" DE Christophe FRATIN (1801-1864) Sujet en bronze patiné signé sur la tyerrasse représentant un cavalier entrain de sauter une haie et accompagné d'un cheval. 25 x 31,5 x 13 cm Etat d'usage et d'entretien Christophe Fratin (1801-1864) expose dès 1831 et régulièrement au Salon. Durant ces Salons, il côtoie Antoine-Louis Barye. Les succès répétés de Fratin aux Salons de 1834, 1835 et 1836 suscitent l'intérêt de l'aristocratie. Ainsi travaille-t-il au château de Dampierre pour le duc de Luynes, où il réalise notamment les Lions du fronton du bâtiment principal et d'importants travaux de décoration intérieure. Fratin, qui excelle dans la réalisation d'objets décoratifs, fournira quatre petites pièces pour la réalisation d'un surtout de table princier, dont Barye est le principal artisan. L'audience de Fratin devient rapidement internationale. Le romantisme transparaît d’une manière évidente dans ses sujets, où le cheval tient une place importante. Les critiques sont nombreuses et souvent élogieuses, elles présentent Fratin comme le « rival redoutable » de Barye dans la représentation des animaux. Ces mêmes critiques soulignent son ardeur à créer des modèles et sa capacité à fournir des œuvres de grande taille. Les œuvres sont exposées à la Maison Susse qui tenait un magasin passage des Panoramas à Paris, où elles sont alors proposées en plâtre. C’est réellement en 1835 que démarrent les éditions des bronzes de Fratin, essentiellement fondues dans les ateliers Quesnel. Christophe Fratin fut ainsi l’un des premiers, sinon le premier, à se lancer dans la sculpture d’édition. En 1849, à la suite de difficultés financières importantes, Christophe Fratin organise à Paris la première vente publique sans droits de reproduction de 450 de ses modèles. En 1854, il organise sa deuxième vente, qui se compose principalement des modèles en bronze avec droits de reproduction, ce qui signifie donc que Fratin renonçait à l’exploitation de ces œuvres. Fratin préfère ainsi proposer ses œuvres en vente publique plutôt que d’ouvrir boutique comme Antoine-Louis Barye ou Pierre-Jules Mêne. Christophe Fratin organisa ce type de vente chaque année jusqu’à sa mort de l’artiste en 1864.
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