Pierre Ernest PRINS - Lot 256

Lot n° 256
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Estimation :
2800 - 3000 EUR
Pierre Ernest PRINS - Lot 256
Pierre Ernest PRINS CHARMANT TABLEAU "CHEMIN AU MILIEU D'UN PAYSAGE ARBORE" DE Pierre Ernest PRINS (1838-1913) Pastel signé et daté 1912 en bas à droite. Cadre en bois doré, sous verre. A vue : 48,5 x 63 cm Pierre Prins, né à Paris le 26 novembre 1838 et mort dans la même ville le 21 janvier 1913, est un peintre, graveur et sculpteur français. Son grand-père maternel, M. Bourgeois, le prend comme apprenti dans son atelier où il apprend à travailler la corne, les métaux, l'ivoire et des bois précieux. Il se passionne pour la sculpture et, sur les conseils de sa mère, s'inscrit aux cours de dessin dans une école d'arts décoratifs en 1861. Pierre Prins fait la connaissance d'Édouard Manet par l'intermédiaire de sa sœur Pauline, amie très proche de Suzanne Leenhoff, qui l'entraîne aux soirées musicales que cette dernière organise. Parmi ses amis, on compte aussi Stéphane Mallarmé et Alfred Sisley, avec lequel il partage le goût de la campagne et de la paysannerie. Manet restant le plus proche avec sa femme : ils ont tous deux des épouses musiciennes. En 1869, avec sa sœur Marie Lucienne, il rachète le fonds de commerce des grands-parents Bourgeois et, le 1er juillet 1869, il épouse Fanny Claus, avec Manet comme témoin. Le 16 avril 18775, son épouse meurt à son domicile. Pierre Prins sculpte le gisant de son épouse dans son linceul, dégageant le visage et les mains, dont les doigts retiennent son violon sur son cœur. Rongé par le chagrin, il ne travaille plus, et ce n'est qu'avec le soutien de son ami Manet qu'il reprend peu à peu goût à la vie, reprenant ses pinceaux et ses pastels. En 1878, il replante son chevalet dans les près et les vergers. En ce début d'année, il ne peint que des fleurs. Il effectue des voyages en Bretagne (1897) à Pont-Aven, Le Pouldu, en Normandie, en Aquitaine, en Angleterre (1894) et en Belgique, tout en gardant toujours une prédilection pour les paysages de l'Île-de-France. Le 16 avril 1877, son épouse meurt à son domicile. Pierre Prins sculpte le gisant de son épouse dans son linceul, dégageant le visage et les mains, dont les doigts retiennent son violon sur son cœur. Édouard Manet meurt en 1883. Pierre Prins dessine plusieurs portraits de son ami sur son lit mortuaire, et Suzanne Leenhoff-Manet lui donne la toile L'Amazone debout, de face de Manet. En 1894, le peintre Jean-François Raffaëlli (1850-1924) lui confie le soin d'essayer son invention : des bâtons de peinture à l'huile. Vers la fin de sa vie, Pierre Prins peint dans les environs de Rambouillet, à Grosrouvre, où sont installés de nombreux artistes comme Pierre Gusman, Julien Tinayre. Pierre Prins meurt le 21 janvier 1913 en son domicile dans le 16e arrondissement, la veille du vernissage de la 10e exposition des peintres du Paris moderne que préside Jean-François Raffaëlli à la galerie La Boétie à Paris.
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